PORTE AVIONS CHARLES DE GAULLE

ÉDITO         Chères familles, chers proches,

A l’heure où la France, et vous en particulier qui êtes à terre, subissez les conséquences de la crise sanitaire sans précédent liée au coronavirus, il m’a paru important de vous envoyer cette newsletter un peu exceptionnelle pour faire le point avec vous sur la situation sanitaire à bord et les moyens mis en œuvre pour vous soutenir.

En effet, à terre, le soutien des familles a dû se réorganiser mais il reste pleinement actif. Vous trouverez dans cette lettre les nouveaux points de contacts qui vous seront utiles. Plus que jamais, l’entraide et la solidarité entre vous sont nécessaires, ce sont nos valeurs, elles seront déterminantes pour passer ces semaines difficiles.

 J’ai toute confiance en l’équipage du porte-avions et en vous, qui en êtes le prolongement, pour nous adapter et rester déterminés.

 Maintenons le lien, restons mobilisés et gardons le cap. Et à l’heure au beaucoup d’entre vous êtes confinés, vous trouverez au travers de ces pages un peu de lecture pour vous évader  et garder le lien.

Capitaine de vaisseau Guillaume Pinget,

Commandant du porte-avions nucléaire Charles de Gaulle

 POINT  DE  SITUATION–   COVID-19

Il n’y a aucun cas déclaré de coronavirus à bord du Charles de Gaulle à ce jour. Quelques personnes sont actuellement soignées pour des symptômes sans lien avéré avec l’épidémie. Ces symptômes sont courants sur un équipage de 2000 personnes.

Si des personnes venaient à présenter des signes cliniques imputables au coronavirus, le porte-avions dispose d’un service de santé comprenant des capacités hospitalières capables de les prendre en charge et de les soigner soit au sein de l’hôpital soit dans une zone confinée étendue avec les mêmes capacités de prise en charge médicale.

 

Nous sommes ainsi en mesure d’isoler du reste de l’équipage, au sein de zones confinées, les personnes qui présenteraient les signes cliniques de cette maladie. Leur prise en charge serait alors réalisée par une chaîne médicale indépendante dotée d’équipements de protection individuelle. Un soutien spécifique serait prévu (alimentaire par ex.) de même qu’une ventilation en circuit fermé. Toute l’organisation est en place pour faire face à cette situation si elle survenait.

Si un cas présentait tous les signes cliniques et venait à s’aggraver, une évacuation sanitaire serait bien sûr envisagée.

TRAVAIL   DE   PRÉVENTION–   COVID-19

Depuis le déclenchement de la crise sanitaire, un important travail de prévention a été entrepris afin de limiter les risques de contagion à bord.

En premier lieu, le service de santé ausculte à titre préventif tout marin ayant été en contact avec une ou des personnes susceptibles d’avoir contracté le virus ou d’être passé par des zones à risques avec un suivi des signes cliniques et des prises de température deux fois par jour pendant 14 jours.

En second lieu, nos marins sont sensibilisés aux gestes barrières préconisés par le ministère de la santé pour se prémunir de la transmission du virus (ne plus se serrer la main, se laver régulièrement les mains, tousser dans son coude, utiliser des mouchoirs à usage unique, se tenir à distance, etc).

Enfin, nous disposons du matériel nécessaire (savon, produits désinfectants, solutions hydro-alcooliques, masques, gants), pour limiter la propagation à bord et réalisons plusieurs postes de propreté par jour en insistant sur les poignées, rampes, robinets et les espaces de vie en commun. La vie du bord a également été adaptée pour limiter le nombre de réunions et les rassemblements dans certains espaces de vie commune.

 LA  MISSION– COVID-19

Dans ce contexte d’évolution de la crise sanitaire mondiale à ce stade, la mission Foch se poursuit dans un cadre géographique et temporel inchangé.

Il s’agit de démontrer les capacités du groupe aéronaval à opérer en Atlantique, en mer du Nord et en Baltique pour marquer la capacité et la détermination de la France à être un acteur majeur dans ces zones stratégiques pour l’économie, les flux et la sécurité de l’Europe.

Le porte-avions et son groupe aéronaval y assurent une présence avec ses alliés européens et de l’OTAN. L’impact de la crise sur notre capacité à poursuivre nos opérations conditionne notre crédibilité vis-à-vis de nos alliés comme vis-à-vis de ceux qui voudraient s’en prendre à nos intérêts.

La régénération du potentiel humain et technique du bâtiment et plus largement le soutien de la force, constituent un point d’attention dans le contexte de confinement qui se généralise en Europe. Ses modalités se redessinent en gardant le cap fixé pour la mission.

LE   LIEN AVEC   LES  FAMILLES

Si la mission continue, le porte-avions n’oublie pas ses familles et partage les inquiétudes auxquelles elles font face pour elles-mêmes comme pour leur marin en mer. A bord, le commandement, en lien étroit avec les représentants du personnel, se mobilise pour faire face en équipage à cette crise. A terre, les services de la Marine et du ministère sont en ordre de marche pour soutenir les familles touchées par l’absence de leur marin. Nous vous invitons à faire remonter chaque situation individuelle difficile via ces réseaux.

P L A N  D ’ A C C O M P A G N E M E N T  D E S  F A M I L L E S

Bureau de liaison des familles – Cellule d’information et d’accompagnement des familles

Dans le cadre des mesures prises pour lutter contre l’épidémie du covid19, le BLF de Toulon suspend provisoirement la réception physique des visiteurs. Il reste totalement disponible par téléphone.

Les numéros suivants sont joignables en heures ouvrables : 04 22 42 20 68 ou 22 68 / 04 22 43 45 15 ou 34515 En cas d’urgence sociales et familiales en heures non ouvrables, disponible 24/24h : 06 37 97 66 10 blf.toulon@gmail.com

 Assistantes sociales du Centre Territorial d’Action Sociale de Toulon (Ministère des armées)

Leurs adresses mails ne pourront pas être consultées. Elles restent joignables par téléphone aux numéros suivants : Florence Jegard : 07 86 79 78 59

Elodie Martin Gosse : 06 30 66 93 96

En cas d’urgence, vous pouvez également contacter notre conseillère technique Mme Françoise Avenel : 06 30 66 93 96

Pour les problématiques de garde d'enfants, la conseillère technique médico-social (CTMS) est joignable au : 06 81 25 22 33

 Cabinet d’avocats des Maitres Lise Bornes et Nathalie Thermate– Mise en place d’un accompagnement exceptionnel des travailleurs sociaux et de leurs ayants droits (militaires et personnel civil de la défense) durant toute la période de confinement pour toutes problématiques juridiques

Du 16 mars au 23 avril, ouverture du cabinet 7j/7 de 7h30 à 20h30 Secrétariat central : 01 46 06 98 72

lise.bornes@yahoo.fr

En dehors des heures ouvrables et le week-end : 06 62 96 93 46 Mail d’urgence : lhnavocats@gmail.com

 

Pour garder le contact, adhérez au groupe privé Facebook des familles du porte-avions. Inscrivez-vous via votre marin embarqué qui nous transmettra vos coordonnées.

 Pour les marins qui lisent cette newsletter : deux sites internet dédiés pour diffuser de l'information et permettre de conserver, au sein de notre communauté, l'esprit d‘équipage :

www.rh.marine.defense.gouv.fr www.famillesdemarins.com

Le mot de l’amiral

Depuis notre départ de Méditerranée orientale, le BCR Somme, puis la FREMM Normandie ont rejoint le groupe aéronaval qui entame sa dixième semaine de mission. Ensemble, nous avons traversé la Méditerranée et franchi le détroit de Gibraltar : une première depuis 8 ans ! A l’occasion de ce passage, le groupe s’est enrichi avec l’arrivée de nos frégates allemande, belge, espagnole et portugaise.

 Les dernières semaines ont été marquées par de nombreuses actions en Méditerranée centrale visant à développer l’interopérabilité avec nos alliés. Le retour dans la zone atlantique illustre l’aptitude et la volonté des pays européens à sécuriser les approches continentales et maritimes de l’Europe.

 Cap sur la mer du Nord, nous naviguons actuellement en groupe dans le contexte bien singulier de l’épidémie qui ébranle toute l’Europe. La mission n’en demeure pas moins essentielle par les objectifs qu’elle porte. Ils seront poursuivis en s’adaptant aux changements imposés. La détermination de la France à sécuriser les approches européennes, de conserve avec les marines de nos alliés dans l’escorte, est exprimée par notre action. Elle illustre la place d’acteur majeur que nous tenons dans ces zones stratégiques pour l’économie, les flux et la sécurité de l’Europe à un moment où le repli laisserait le champ libre à d’autres.

 L’engagement remarquable des plus de 3000 marins du GAN révèle leur capacité de résilience dans la crise que nous traversons.

 Je mesure les contraintes et les doutes qui peuvent peser sur vous, familles et amis, vous les piliers de soutènement de notre équipage ; vous contribuez directement à la réussite de notre mission. Trouvez ici notre reconnaissance pour votre soutien.

 

LE GROUPE AÉRONAVAL

Comment s ’organise la logistique au sein du GAN ?

La cellule N4 traite, au niveau du groupe aéronaval, toutes les problématiques logistiques liées au soutien des unités le composant. Gestion du carburant, approvisionnement en vivres, acheminement de pièces de rechanges, embarquement des munitions : tout passe par la cellule N4

 Si la logistique d’un bâtiment en déploiement nécessite une organisation dédiée, si la logistique d’une base aérienne mettant en œuvre des aéronefs relève du défi, imaginez la logistique d’un groupe de navires comportant un porte- avions ! La cellule N4 permet alors de parler d’une seule voix et accomplit le travail de coordination de tous les besoins du GAN et de ses 3000 marins avec les moyens en sa possession ou par sollicitation d’organismes inter-armées, prestataires de services.

 

LES CHIFFRES SUR LE RAM (Ravitaillement à la Mer)

Un RAM tous les 8 à 10 jours

- 10 RAM prévus sur toute la durée de la Mission Foch

- 50 Palettes de vivres frais sont embarquées à chaque RAM

- 25 Manœuvriers sont mobilisés pour effectuer le RAM

- 50 Mètres de distance entre le Charles de Gaulle et le ravitailleur

- 20 à 30 sacs de courriers sont acheminés tous les 15 jours lors des RAM

- 12 nœuds, c’est la vitesse des deux bâtiments en cours de manœuvre.

- 5 Heures, C’est la durée moyenne d’un RAM : 1 heure pour passer ou séparer les gréements entre les deux bateaux et 4 heures pour les transferts.

- 5 Tonnes de déchets broyés, compactés et triés sont évacués par RAM

- 1 500 m3 Volume de F44 , carburant pour aéronefs, transféré à chaque RAM

 

DERNIERS ÉVÉNEMENTS

COOPÉRATION FRANCO- AMÉRICAINE

Le 2 et 3 mars dernier, le porte-avions avion a croisé en Méditerranée centrale, son homologue, le porte-avions américain USS Dwight Eisenhower, surnommé « IKE ». Cela a permis de réaliser des exercices conjoints de haut niveau, et notamment de mener un entraînement majeur appelé Dual Carrier OPS (DCO).

Avec les Etats-Unis, la France est le seul pays à disposer d’un porte-avions nucléaire à catapultes et brins d’arrêt, conférant un lien unique de savoir-faire partagés, de niveau d’exigence lié à la haute intensité et de coopération entre nos deux nations.

Qu’il s’agisse de lutte anti-sous-marine, de lutte anti-surface et bien sûr aérienne, tout le spectre des capacités des groupes aéronavals a été testé, avec comme principaux enjeux le partage d’information par la connexion des réseaux de communication et de liaisons de données tactiques, l’aptitude à mettre en œuvre l’aviation française comme américaine indifféremment sur les deux porte-avions et la maîtrise des espaces aéromaritimes dans des opérations de haut spectre.

Lors de ce DCO, dix marins français et américains ont échangé leurs postes à bord des porte-avions Eisenhower et Charles de Gaulle pour permettre la mise en œuvre croisée de Rafale marine et F18 Super Hornet.

Douce France… Escale à Brest !

Le 13 mars, dix ans après sa première escale dans son port natal, le porte-avions accoste à Brest, sous un crachin breton.

 L’occasion pour nos marins, de mettre pied à terre sur le sol français, depuis le départ en mission. Le temps d’un week-end mis à profit pour se ressourcer, se promener le long de la côte en admirant les phares, déguster une crêpe bien méritée ; et pour certains, de retrouver leur famille.

LA VIE A BORD

Les artisans de la vie à bord

La team coiffure du porte-avions est composée du quartier-maître de 2ème classe Priscilla et du Matelot Mickaël, tous deux à plein temps en plus de leur service en voilerie. L’aumônier du bord leur vient en renfort deux jours par semaine.

 

« A première vue, être coiffeur peut paraître un métier assez routinier mais grâce à la personnalité des « clients », c’est toujours nouveau et très varié. En effet, nous voyons défiler toutes les spécialités et tous les services du bord, chaque jour. Il y a le marin ours un peu bourru, et le marin volubile, le marin philosophe et le marin pressé (souvent en retard au RDV fixé!), le beau gosse des bacs à sable et le lucide sur sa calvitie naissante… Tous les cheveux, du blond soyeux au brun crépu, en passant par le raide grisonnant et le frisé indomptable, sont récupérés dans des sacs et seront envoyés dans une entreprise pour être reconditionnés en boudins qui serviront à filtrer l’eau des plages varoises. Oui… vous avez bien lu : vos marins vont contribuer à rendre votre baignade plus agréable ! Les cheveux, aussi différents soient-ils, ont tous en commun une grande capacité à absorber les corps gras, donc les huiles solaires qui polluent nos  rivages. Cet été, vous penserez donc à remercier le marin de votre famille qui a donné de sa personne pour votre bien-être !

Bref, être coiffeur sur un porte-avions,  c’est  toujours utile… » QM2 Priscilla, service VIE

- 30 Coupes par jour

- + de 3000 coupes seront réalisées durant toute la durée de la mission FOCH

À LA DÉCOUVERTE DU MÉTIER DE "MARIN-POMPIER"

PRÉSENTEZ-VOUS / D'OU VENEZ-VOUS, COMMENT ÊTES-VOUS ENTRÉE DANS LA MARINE ?

Je suis le Matelot Amina, j’ai 24 ans, et suis originaire de Marseille. J’ai participé à la première promotion du projet des cadets du BMPM (Bataillon des Marins Pompiers de Marseille), en 2012. Ce projet, initié par le MP Thierry MOURRE et le MP Vincent TAVARES de la cellule de prévention des violences urbaines du BMPM, a pour but de réconcilier les jeunes issus des quartiers sensibles avec les pompiers, mais aussi la police et les gendarmes, dans un contexte d’augmentation des agressions durant les interventions.

Ce premier contact avec le milieu militaire m’a vraiment séduite. J’ai tout de suite adhéré aux valeurs : patrie, fraternité, solidarité et discipline. Le fait de porter l’uniforme revêt pour moi un aspect très important car cela permet de ne faire aucune distinction. Avant d’être marin, nous sommes avant tout des soldats.

J’ai ensuite enchaîné sur une PMM (Préparation Militaire Marine), en 2015, qui m’a permis de réaliser que je voulais exercer le métier de marin-pompier au sein de la Marine, et plus précisément sur le porte-avions Charles de Gaulle que j’avais eu la chance de visiter lors de ma PMM : j’avais des étoiles dans les yeux. L’aspect embarqué m’a fait rêver car cela est atypique et me permet aussi de voyager et de découvrir d’autres horizons.

Je me suis engagée dans la Marine en 2017, après un bac et un BTS en carrières sanitaires et sociales, en tant que marin-pompier de la flotte. Je suis affectée à bord du porte- avions depuis avril 2018.

POURRIEZ-VOUS DÉCRIRE EN QUOI CONSISTE LE MÉTIER DE MARIN-POMPIER EMBARQUÉ ?

Nous veillons à la sauvegarde du bâtiment et du personnel dans la lutte contre les incendies, voies d’eau et gaz dangereux. Nous venons aussi au secours du personnel dans la prise en charge des blessés, en soutien de l’équipe médicale.

Il faut savoir également que le métier de marin-pompier à bord possède un autre volet. Il y a plusieurs sections au sein de la brigade sécurité. Pour ma part, je suis affectée à la section ventilation qui consiste à veiller au bon fonctionnement et à l’entretien des différentes installations du bord.

QU'EST-CE QUI VOUS PLAIT DANS VOTRE MÉTIER ? UNE ANECDOTE MARQUANTE A PARTAGER

Ce que j’aime avant tout, c’est l’action car j’adore le sport et j’ai beaucoup d’énergie à revendre. Quand il y a une intervention, je donne toujours le meilleur de moi-même. J’aime également le fait de sauter de ma caille* lors des différentes alarmes nocturnes et inopinées [départ en flèche au milieu de l’interview pour aller au secours d’un blessé…].

Un souvenir qui m’a marqué… Lors de la mission Clémenceau, une voie d’eau est survenue la veille de l’accostage à Goa. Je devais m’équiper en tant que GA (membre de Groupe d’Attaque) avec ma tenue d’intervention. Tandis qu’il y avait déjà plusieurs centimètres d’eau, je commençais à avoir des difficultés pour évoluer dans la zone, du haut de mes 1m51. J’avais réellement l’impression d’être dans une pataugeoire. Malgré ma petite taille, je ne me suis pas laissée abattre et je me suis rendue utile en allant chercher du matériel.

QU'EST-CE QUI EST LE PLUS DUR DANS VOTRE MÉTIER ?

Arrivée au sein d’une brigade sécurité en étant une jeune femme, n’est pas forcément chose aisée. Je ne savais pas trop comment me positionner, j’étais un peu sur la réserve. J’ai dû m’affirmer dans le travail par rapport aux différentes missions que l’on m’a confiées et me faire violence. Le rythme de quart demande de redoubler d’efforts en terme de vigilance.

La bonne ambiance au sein de l’équipe a vraiment facilité mon intégration. Je fais désormais partie intégrante de la brigade. Je suis la chef de poste des filles, un peu comme leur « maman » car j’essaye d’être là pour elles en subvenant aux besoins du poste. J’ai aussi pu acquérir plusieurs compétences grâce à ma curiosité et mon ancienneté au sein de ma section.

QUE VOUDRIEZ-VOUS FAIRE PAR LA SUITE ?

Cette expérience embarquée, au-delà de la brigade sécurité, me permet d’en apprendre davantage sur moi-même et mes compétences. J’ai eu l’opportunité de participer à un

« Vis ma vie » au bureau des ressources humaines et me suis réellement plu dans ce domaine.

 Mon souhait est de rester dans la Marine, et de postuler pour le BAT (Brevet d’Aptitude Technique) et éventuellement faire carrière, en s’orientant vers la spécialité GESTRH (gestion des ressources humaines).

UN CONSEIL A UN JEUNE QUI VOUDRAIT FAIRE LE MÊME MÉTIER QUE VOUS ?

Même si pompier peut être un métier de passion, il ne faut pas foncer tête baissée. Passer par la case « étude » est tout même important. Ensuite, il faut avoir une bonne condition physique. Avoir une bonne personnalité, être volontaire et polyvalent, savoir relativiser et faire la part des choses dans la réalisation des missions confiées sont des qualités nécessaires. Mais également faire appel à la curiosité car il y a énormément de choses à apprendre dans cette spécialité. La Marine propose plusieurs contrats, avec des durées variées et plusieurs filières.

VIS MA VIE DE "SORCIÈRE"

Interview de l’infirmier en soins généraux premier grade Jessica, infirmière à bord du porte-avions Charles de Gaulle

 D’où vient le terme de « sorcier »?

 Le « sorcier » est un sobriquet ancien qui désigne l’infirmier de Marine.

 Au Moyen Age, les guérisseurs étaient très souvent assimilés à

 des sorciers exerçant de la magie.

 L’infirmier, isolé sur son bateau, faisait de son mieux avec les moyens à disposition et ses connaissances pour soigner son équipage. Les conditions de guérison à bord étant très différentes de celles à terre (atmosphère, humidité, promiscuité, conditions d’hygiène, etc.), les soins s’apparentaient parfois à de la magie.

 A bord depuis décembre 2016, Jessica est responsable du secteur

 « Aptitudes » de l’infirmerie du porte-avions nucléaire « Charles de Gaulle ». Elle est chargée de faire passer les visites médicales périodiques à tous les marins affectés ou en renfort, présents à bord. Elle participe également au suivi des catégorisations pour les marins exposés aux rayonnements ionisants.

  « Je me suis engagée en 2001 au grade de matelot, j’ai découvert  la vie embarquée en tant que transmetteur au PC TELEC du porte-avions et j’ai participé à ma première mission opérationnelle: « Héraclès ». Mariée et maman de deux enfants, j’ai intégré en 2013 l’Ecole du Personnel Paramédical des Armées (EPPA), à Toulon, pour suivre la formation d’infirmière. A la sortie d’école, j’ai choisi de retourner à bord du Charles de Gaulle, cette fois-ci en tant que premier maître. Titulaire d’un BAC scientifique à l’entrée dans la marine, je suis aujourd’hui dotée d’un diplôme d’Etat d’infirmière qui me permet d’exercer ce  métier avec passion. »

L’hôpital du Charles De Gaulle est composé de deux salles de soin, un cabinet dentaire, trois bureaux de consultation, deux salles d’opération, une salle de réveil, une salle de déchoquage, une salle de radio scanner, une chambre pour les brûlés graves et enfin, une salle d’hospitalisation.

 Le personnel de santé du bord est composé de deux médecins, une interne, six infirmiers, un infirmier major  et un infirmier anesthésiste. Pour la mission Foch, une antenne chirurgicale embarquée vient renforcer les professionnels déjà présents : un médecin personnel naviguant, deux chirurgiens, un médecin anesthésiste réanimateur, un infirmier de bloc opératoire, un infirmier anesthésiste, un manipulateur radio, un technicien de laboratoire, un dentiste, une kiné ainsi que deux infirmières.

 « Nous recevons en moyenne 60 consultations par jour. Elles varient du simple rhume à des pathologies physiques et psychiques plus complexes. Nous sommes six infirmiers dans les soins. Nous partageons une permanence 24h/24 à  l’hôpital afin de répondre aux différentes alarmes et participer aux exercices du bord. »

SERVICE "CDN" (Conduite du Navire)
PRÉSENTATION
LE SERVICE "SLAÉ" (Soutien en Logistique Aéronautique)

L’ ENTREPÔT AÉRONAUTIQUE FLOTTANT

PRÉSENTATION :

Véritable entrepôt aéronautique flottant, le Service Logistique Aéronautique (SLAé) est la plaque tournante de toutes les pièces détachées des aéronefs du GAé et des ateliers aéronautiques.

Avec 30 000 références et 1 million de pièces en stock, les 27 techniciens aéronautiques du service répondent 24h/7j aux demandes de matériels permettant de maintenir la flotte d’aéronefs du GAN à un haut niveau de disponibilité.

Œuvrant dans les entrailles du porte-avions et dans les hangars aéronautiques, ces techniciens se croisent aussi sur le quai, tout de vert et noir vêtus, lorsqu’ils embarquent ou débarquent les innombrables pièces de rechanges et le fret du GAé avant toute mission.

AMAZON trouvant la tâche trop difficile, ces marins du ciel sont capables de tout approvisionner : réacteurs, rivets, roues, marteau, huile, vis, calculateur, graisse, servocommande. A quai ou au large, tous les moyens sont bons, et rien n’arrête l’imagination des logisticiens aéronautiques. Les acheminements stratégiques ou l’aérolargage le long du bord permettent au SLAé de soutenir à quai et en mer les avions et hélicoptères du GAé.

LE SERVICE "EXT" (Extérieur)

VEILLER SUR LES INSTALLATIONS

PRÉSENTATION

Le service « Extérieurs », composé d’environ 80 marins, est chargé de la mise en œuvre d'une partie des installations nécessaires aux chaufferies nucléaires et assure le rôle de prestataire de service pour l'ensemble du bord.

 Le service est divisé en trois secteurs chargés de fournir certains concours (ex : travaux divers de soudure ou de gravure effectués par les ateliers) ainsi que de l’entretien et de la conduite d’équipements et installations variés :

-  du système de tranquillisation automatique de la plate-forme ;

-  des installations fournissant les informations de navigation ;

-  des installations de production et de distribution d’eau réfrigérée à 6°C et d’eau à 20°C ;

-  de l'ensemble des matériels de cuisines et les réseaux 220 V / 60 Hz associés ainsi que les

installations de conservation des denrées ;

-  de la production, du stockage et de la distribution d’air comprimé haute et basse pression ;

de la production, du stockage et de la distribution d’eau potable

LE SERVICE VIE

LE SERVICE VIE

Gérer la vie du bord : de la salle de sport au salon de coiffure, en passant par la buanderie

 Le service « VIE » est composé de 48 personnes réparties en 5 domaines :

 -  le service courant (discipline, cérémonies, mouvements de la journée) ;

 -  l’hébergement (logement de l’équipage et visiteurs, voilerie, salons de coiffure) ;

 -  le nettoyage (usine de traitement des déchets - recyclage et buanderie) ;

 -  le détail (« Mac Gyver » du bricolage : mécanique, bois, plomberie, peinture…) ;

 -  le sport (santé physique, bien-être et moral de l’équipage).

  Composé aux deux tiers de jeunes marins de 18 à 25 ans et encadré essentiellement par les fusiliers marins, il est un maillon essentiel de la vie à bord et du bon déroulement de la mission du porte-avions.

 

LE SERVICE SANTÉ

HÔPITAL EMBARQUÉ

Le service santé du bord est un véritable hôpital dont la partie principale représente une superficie de 624 m2, capable de soutenir les 2 000 marins en opération. Le personnel se répartit selon deux fonctions et effectue en moyenne 8 000 consultations et 12 000 soins sur l’année.

Une première fonction que l’on nomme « rôle 1 » est constituée de 2 médecins généralistes de formation urgentiste, du médecin du groupe aéronautique embarqué, de 8 infirmiers de soins généraux (dont un infirmier anesthésiste) et de 2 marins secrétaires. C’est en quelque sorte le cabinet du médecin généraliste et spécialiste des pilotes qu’on va voir en premier quand on est « malade », à quai comme en mer.

 Une seconde fonction nommée « rôle 2 » est composée d’une équipe de 11 personnels pluridisciplinaires pouvant réaliser des consultations dentaires, de kinésithérapie, de radiologie avec scanner embarqué, des analyses sanguines, ainsi que de la chirurgie (présence de deux blocs opératoires). Ce rôle 2 est déployé lors de missions de longue durée ou lors d’exercices de grande envergure, mettant ainsi en place la partie « hospitalière » à proprement parler afin de prendre en charge les personnels qui nécessitent, entre autre, une chirurgie souvent en urgence.

LA FLOTTILLE 35F

QUIZ

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Envoyez vos réponses par mail à anthony.guarinos@intradef.gouv.fret tentez de gagner l’impossible ! Un tirage au sort désignera les vainqueurs parmi les meilleures réponses

LE SAVIEZ-VOUS ?

Le porte-avions dispose de sa propre usine à oxygène.

Le Charles de Gaulle dispose de ses propres moyens de fabrication d’oxygène, via son « Usine Oxygène ».

Cette usine, placée à l’arrière du bâtiment    fabrique principalement de l’oxygène liquide pour les Hawkeye (E2C), et de l’azote pour les trains d’atterrissage des Rafale marine. Ils participent aussi à la mise en

pression des caisses de kérosène (TR5) pour les aéronefs, afin de les sécuriser.

L’usine O² travaille  également avec le SAA (Service des Ateliers Aéronautique) qui est chargé d’analyser leur production d’oxygène pour le mettre en bouteille pour les pilotes, lorsqu’ils sont à de très hautes altitudes.

L’usine O² produit environ 1 000 litres tous les 4 jours, et nécessite pour cela 36h de fonctionnement. Cette production est faite directement grâce à l’air ambiant filtré.

TÉMOIGNAGE DE FAMILLE

Rencontre avec le SM Sarah et le SM Quentin, cousins et tous les deux affectés à bord du porte-avions pour la Mission Foch 2020. Ils nous racontent cette transmission familiale et la fierté qu’ils ont d’être deux marins au sein de la même famille.

Comment vivez-vous le fait d’avoir un membre de votre famille dans le même équipage ?

 Q : Très bien. C’est une attache qui nous permet d’avoir en permanence quelqu’un qui nous connait et nous comprend, et ce depuis l’enfance. J’ai pu voir la différence avant d’embarquer sur le même bateau que Sarah, et c’est une plus-value pour le moral. La mission passe plus vite et surtout  ça fera des histoires en commun à raconter à notre famille.

 S : Je trouve ça super chouette ! C’était inattendu. Nous nous sommes retrouvés sur le même bateau alors que nous ne vivions pas dans la même région et nous avions seulement l’occasion de passer des vacances ensemble. C’est une fierté pour notre famille que nous soyons tous les  deux engagés dans la Marine et surtout affectés sur le plus grand bateau de celle-ci. C’est aussi un moyen de se ressourcer, dans le sens où nous partageons le même carré, et surtout les mêmes escales.

Vos parcours se rejoignent puisque vous portez désormais les mêmes  grades. Quelles sont les différences et les points commun entre vos deux parcours ?

 Q : Je me suis engagé en 2015, en tant que quartier maître de la flotte, dans la spécialité de « marin-pompier ». Je voulais faire carrière dans la Marine alors je suis allé au BAT (Brevet d’Aptitude Technique). Je suis donc passé second-maître par l’évolution classique. Avant de m’engager, j’ai d’abord fait un contrat dans l’armée de Terre, cela ne m’a pas réellement plu et en échangeant avec ma cousine qui avait déjà un pied dans la Marine, je me suis renseigné auprès d’un CIRFA pour m’engager et je ne regrette absolument pas mon choix. Même si nous avons des parcours différents, je pense que l’on partage le même point de vue : pouvoir évoluer, naviguer et voyager, ce n’est pas donné dans tous les métiers.

 S : Pour ma part je me suis engagée en tant que réserviste en 2011, le temps de faire mon parcours universitaire et ensuite d’entrer à l’école de Maistrance en 2018 (l’école des Officiers Mariniers). A présent, je suis affectée au secrétariat commandant en tant que gestionnaire des ressources humaines (GESTRH). A la différence de mon cousin, c’est ma première affectation embarquée. J’ai eu l’honneur et la fierté de pouvoir lui remettre ses grades de second-maître ; grades qui ont été mérités après ces années d’approfondissement dans sa spécialité de marin-pompier.

Finalement, malgré nos parcours différents, ce que l’on peut remarquer

c’est que tous les chemins mènent à l’avancement

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Commentaires

06.01 | 08:21

TOUS NOS VŒUX
A L AMICALE
CORDIALEMENT Albert FABIENNE pasquier

...
25.03 | 18:34

Bonjour je ne viens que rarement sur le blog OUI en effet j’étais sur le Forbin en 66

...
06.06 | 15:21

bravo à tous

...
25.04 | 12:23

j'espere J P que tu as reçu mon mail concernant ma cotisation .

Merci de me confirmer.

Amicalement C.COPIN

...
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